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Au départ des Andelys via le Thuit

Bande andelys 1
Tout frais descendu de sa montagne après deux semaines de vacances, Alain nous a concocté une rando de 17 km avec 500 m de dénivelé, sur des petits chemins à flanc de falaise, que nos jambes flagellantes et nos cerveaux tremblotants ont parfois eu du mal à surmonter. N'ayons pas peur des mots, c'est la plus belle rando de toute l'existence des RTT, la plus difficile aussi. Mais qu'est-ce qui a pris à Alain ?

Avez-vous vu les nouveaux chapeaux de ... ?

Si l'habit ne fait le moine, le chapeau fait le randonneur.

Alain avait un vieux chapeau, sans forme, à peu près bleu, genre baroudeur et qu' Horus aimait à chipoter. A la place, il s'est équipé d'un joli galurin, qui n'est pas sans faire penser à celui de Bébel dans Borsalino! Vous voyez le genre. Certes il l'a acheté chez Truffaut au modeste prix de 14,90 €, pas de quoi tenir la vedette dans le film de Jacques Deray, mais à même tout de même d'épater le RTT moyen. Pour une rttète on ne sait pas, il n'y en avait pas ce jour-là.

Michel qui ne voulait pas être en reste, avait tenu aussi à inaugurer son nouveau couvre-chef. De quoi donner enfin un peu de sérieux aux rtt en marche !

Ca a commencé par une sérieuse grimpette à flanc de falaise, par un tout petit sentier bordé par ... le vide. Que ceux qui ont le vertige fassent comme s'ils ne l'avaient pas !

Peu après être arrivés au sommet du mont Pivin, (148mètres, on ne rit pas les alpois et les alpoises !), une surprise, le sentier est fermé par une barrière de fils barbelés. Ceux qui avaient fait l'armée il y a 50 ans ont fait appel à leur mémoire (si si, ils en ont encore ... un peu!) et ont retrouvé les bons gestes, en un peu moins toniques. Les autres ont improvisé, et bonne nouvelle, personne n'a esquinté le fil de fer.

 

C'est à ce moment qu'un avion awaks nous a survolés, et soit ses occupants ont bien rigolé et en ont redemandé, soit ils nous ont pris pour de furieux terroristes, car on le reverra à moult reprises.

Nous ont-ils vu quand un étalon bien monté, mais ça on ne l'a vu qu'après, a eu un subit désir pour Pierre, qui n'en demandait pas tant ? Il s'est précipité sur lui,  et a balancé sa tête pour lui mordre le bras. Ca n'a été qu'un gros baiser, mais qui a laissé une jolie marque rouge. Le passage était très étroit le long du champ, et ce tonique étalon s'en est pris à chacun de nous (voir infra le film d'Alain). Ils devaient bien se marrer là-haut, dans leur awaks. Et quand à grand-peine nous sommes passés, ce furieux canasson est parti en galopant et ruant des pattes arrières, l'air de dire qu'on pouvait aller se faire m ...!!! Grossier, en plus !

 

Après tout ça, on pouvait espérer passer une fin de rando tranquille. Que nenni !

Un second passage au coeur de la falaise s'est éternisé, et que je monte, et que je descende, et que je vois la rivière tout en bas, et que je m'imagine dégringolant la pente en roulades inélégantes, sans pitié pour Pierre à qui Alain avait promis qu'on mangerait à 13h30, alors que ce n'est qu'à 15 h qu'on a enfin pu se ravitailler (ceux qui connaissent Pierre sont rassurés, ils savent qu'il avait pris quelques acomptes en cours de route). 

La halte fut attendue, et plaisante car Alain avait réservé une table avec ses deux bancs. Et le spectacle aussi, puisque ce fut le lieu de stationnement des personnes se rendant à un enterrement à l'église toute proche !

Rendus euphoriques par les galets d'Etretat amenés par Jean-Louis et les maintenant traditionnels chocolats à l'orange de Michel, c'est optimistes et pleins d'allant que nous reprenons la route, même si Pierre exprime quand même le regret d'une petite sieste.
Mais de sieste il ne fut pas question. Bien au contraire, la partie la plus rude d'une rando qui l'était déjà nous attendait. Et le soleil qui se mettait de la partie ! Toujours en pleine falaise, avec le vide qui nous tendait ses bras, un sentier tout raide, qui devenait sur quelques mètres simple rocher très pentu, sans rien pour se retenir. 

Plus tard, Alain me fera part de son secret pour lutter contre le vertige : il marche comme un afghan, il respire avec un drôle de rythme, et ne pense qu'à ça. Pour se faire rire ?

Une belle rando

Une partie du parcours était déjà connue, notamment le joli village des Andelys, la forteresse de Richard Coeur-de-Lion, Château-Gaillard, que nous n'avons pas visité cette fois, et ces falaises qui offrent sur la vallée de la Seine une vue incroyable.

Nous ne connaissions pas le beau village du Thuit, comprenant deux belles fermes et le château éponyme, bâtisse construite au XIX ème siècle par l'arrière grand-père du pilote Georges Guynemer (1894-1917), qui y  vécut au début du XXème siècle et y fit ses premières armes d'aviateur.

La fin de la rando fut heureuse, car récompensée par un coca, un vrai, pas même un light ou un zéro. Bon, d'autres ont opté pour un jus, avec des bulles, de céréales fermentées, amenant une discussion fondamentale sur le taux de TVA qui serait de 10% sur le coca et 20% sur la bière. 

Cela a aussi fait réfléchir Alain (mais bien sûr qu'il peut, non mais !), qui a finalement écarté son nouveau chapeau pour un autre plus ... viril ! C'est vrai que ça lui va bien aussi.

Alain 1

Le film (7')

Le film d'Alain (2')

Le parcours

 
 

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